Luc Reyrolle, particulier, à propos de son Erard 0 de 1910

 

Il y a quelques années, cherchant un piano pour notre maison de vacances, j’avais eu le bonheur de dénicher un Erard 0 (…qui va bien avec Fauré et Ravel), piano de famille bradé avant déménagement.
Derrière une importante irrégularité au jeu se devinait un potentiel musical, érodé par les années, et, le temps de construire le salon qui devait accueillir dignement ce quart de queue, a muri l’idée de chercher un professionnel pour prendre soin du presque centenaire.
Le bottin savoyard m’ayant donné quelques noms, dont celui de Marion Lainé, l’intérêt affiché par celle-ci pour les pianos anciens et la lecture des précédents satisfécits sur son site m’ont convaincu de faire appel à elle…
Rencontre heureuse, ô combien réussie !
Rencontre-s faudrait-il dire : la nôtre, avec cette femme simple, agréable, partageant sa passion avec générosité… Mais aussi rencontre singulière entre elle et notre piano qu’elle a adopté en deux jours passés à son chevet : du « ah, là, il va falloir l’aider… » des premières minutes à le jouer, en passant par « il a des choses à dire », jusqu’au « …lumineux ! » dont elle le qualifiait deux (longs) jours de travail plus tard, tandis que nous nous risquions à découvrir un piano à l’expression redéployée : toucher transformé – régulier, direct et léger, nuancé et sensible – sonorité riche, cohérente entre les registres, arrondie et équilibrée…
Plaisir décuplé sous nos doigts d’amateurs sur cet instrument dont ses mains sont allées chercher le meilleur, avec minutie, précision, et une exigence qui lui ferait oublier la pendule !

Un grand merci pour votre passion, la finesse de votre travail, la magie de votre art.

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